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Les restes des rêves...

Samedi 29 mars 2008
Pour ceux qui se poserais la question, ce n'est pas mon "histoire". Je n'étais d'ailleurs pas encore à la fac quand je l'ai écrite. Quand ? Ici aussi, je serais bien incapable de répondre... Je me rapelle parfois de choses auquelles j'ai pensée en écrivant tel passage. Mais à quel moment daté de la vie réelle ça se rapporte ?...

Vie et mort, rêve et réalité :
recherche éternelle de la liberté



Un souffle... Un geste... La voilà debout... Peut-être... Un rêve... Une vie... Un espoir... s’il en reste... A force des années, on n’en sais plus rien... rien...

Elle leva la tête... Un plafond... Une prison... Où est le ciel ?

Elle tourna la tête... A droite d’abord... A gauche ensuite... Des murs... prisonnière... Où sont les arbres ?

Elle baissa la tête... Le sol... carrelé... enfermée... Où est la terre ?

Où est elle ?

Elle se lève... Elle se douche... Elle s’habille...

Pourquoi ? A quoi bon tout ça ?

Elle rêve encore... Ou pas ? Elle ne sais même plus... Qu’est-ce que la réalité ?

Et tout ces gestes... Habitudes mécaniques, irréfléchies... Elle les fait sans savoir, sans en voir d’interrets, juste parce que c’est “ce qu’elle doit faire”... Mais de quel droit, dans quel but ?

Elle se réveille... Petit à petit... Elle émerge de ses pensées brumeuses, rêvées... Elle est dans la cuisine, lavée, habillée... Elle a sort un bol d'un placard qu'elle dépose sur une table, prend une chaise, s'assoit, verse du chocolat en poudre et du lait à l'interrieur du bol et boit... Elle regarde distraitement les biscottes, brioches, miel, confiture et chocolat... Le tout rangé à la va vite sur une étagère... Elle n'a pas très faim ce matin... Elle va laver son bol, ranger ce qu'elle a sortie et retourne dans sa chambre... Toujours les mêmes gestes, à peu près... tellement peu...

Elle prend son sac, fait la veille, et sort. Après avoir fermé la porte de son petit apart, elle se met en route vers la fac...

Si simple ?...

La vie est elle si simple ? Sans véritable interret, sans réel espoir a avoir... Juste suivre les règles que d'autres nous ont imposé... Et encore... Celles là nous pouvons aisément les franchir... Mais celles imposées par notre nature ?...

Nous ne pouvons voler de nos propres ailes... Nous ne pouvons les déployer pour tenter de se rapprocher des étoiles... Ni pour percer l'azur incertain... Ou simplement pour sentir l'air nous manquer en nous élevant toujours plus haut, jusqu'à étouffer d'absolue liberté...

Ça y est... Des idées suicidaires... Pourtant elle ne souhaitait pas mourir... Pas à ce qu'elle en savait... Mais l'image était tellement belle... tellement belle... Peut-être parce qu'elle était irréelle, impossible... Toujours vouloir ce que l'on ne peut avoir... Toujours rêver de choses qui ne peuvent se réalisées...Vivre hors de la vie... hors du temps qui s'écoule inlassablement... hors de la réalité... Pour atteindre une impression de liberté... Voyager en rêve par delà les barrières... Sans autres limites que celle de notre imagination... Et celle de la mort...

Échappé à la vie pour vivre... Tenter d'échapper à la mort pour ne pas la voir arriver... Tenter d'échapper au temps pour s'en rendre compte quand le sable impitoyable du sablier éternel nous étouffe de sa masse infernale...

Encore des idées morbides...

Elle jeta un coup d'œil à sa montre... Ça faisait un peu plus d'un quart d'heure qu'elle était partie de chez elle... Plus que 10 minutes environ avant d'atteindre le portail de la fac... Heureusement qu'elle n'habitait pas trop loin, vu qu'elle n'avait aucun autre moyen de transport que ces jambes... Ses parents lui avait en partit payé son permis... Elle était en train de le passer... Mais n'aurais pas les moyens de s'offrir une voiture de suite...

Elle entendit le signal d'un passage à niveau... Elle en était à une cinquantaine de mètres... Elle voyais les voitures s'arrêter... Elle parvint elle aussi à hauteur du chemin de fer et attendit... Une scène tout ce qu'il y a de plus banale et habituelle dans une vie tout ce qu'il y a de plus banale et morne... Comment aurait-il pu en être autrement ?... Pauvres prisonniers que nous sommes de cette réalité écrasante... Étouffant dans un monde de cri et de larmes... Un monde que l'on a clos, au plus profond de nous-même, et qui rêve de sortir, de se révolter contre cette vie pathétique...

Libre... Nous voudrions tous être libres... Non ?...

Le pouvons nous ?

Nous voulons y croire, parce que c'est plus agréable... Mais, quelle est la vérité ?... S'il existe seulement quelque chose de vrai...

Le train n'allait plus tarder. Elle fixait les rails. Étrange... Étrange comme escalader la barrière et s'allonger sur les rails en attendant le train pouvait être tentant... C'est si facile... Si facile de mourir... À un moment, on est encore là, conscient et le moment d'après...

_ "Le moment d'après, on est libre."

Qu'est-ce qu'il lui prenait de se parler à voix haute maintenant ? Quoi que ça n'avait pas réellement de l'importance. Au pire, on la prendrait pour une folle... Peut-être était elle vraiment folle. Elle et ses idées morbides...

Elle était sur les rails. Le train se rapprochait. Il hurle. Il freine. Il grince.

Il l'écrase...

Elle sort de sa rêverie suicidaire quand le train passe devant elle. Cette fois non plus, elle n'aura pas essayé. Même pas pour voir comment ça fait. Qu'est-ce qu'on ressent quand on meurt ?

Les barrières se lèvent. Elle traverse. La vie continue, encore et toujours. Elle était là. Pour combien de temps ?
Par Tsukiyo - Publié dans : mes textes ;)
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