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Les restes des rêves...

mes textes ;)

Lundi 22 mai 2006
Vivre pour mourir ou mourir pour vivre... Dans un sens ça reviens au même... On ne satisfait pas de son état présent... On souhaite en changer parce que ça ne peut qu'être mieux... On ne se rend compte de la chance qu'on a que quand on la perdu... Un bien triste réalité...

(je ne suis pas déprimée pour autant ^^", faut pas croire...)
Par Tsukiyo
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Samedi 20 octobre 2007

Je court. Pourquoi je court ? Je fuis. Qu'est-ce que je fuis ? Je n'en sais trop rien... La pluie peut-être. Qui approche vite... Trop vite... Comme toujours.

 

Je le sais pourtant. Que je ne trouverais aucun refuge avant qu'elle ne soit là. Je le sais pourtant. Que je serais trempée de toutes manières. Alors pourquoi je court ?

 

Pour fuir. Fuir quoi ? La pluie, la souffrance, les larmes, la douleur... Tout. Ça ne sert à rien, une fois trempée, ce sera trop tard, tu aura beau tout faire pour sécher, tu ne parviendra pas à l'être jamais réellement et finalement tu finiras par te faire mouiller à nouveau. Qui parle ?

 

Moi. Qui suis-je ? Peu importe. Moi ça m'importe. Oublis. Pourquoi ? Parce que tu ne veux pas souffrir. Mais je veux savoir. Savoir quoi ? Je n'en sais justement rien. Tu es prête à souffrir pour connaître quelque chose dont tu n'as pas la moindre idée ? Peut-être... Pourquoi ? Je ne sais pas. Le fait de souffrir te paraît plus facile à vivre que de ne pas savoir ? Je ne sais pas. Tu penses quand savant ça te servira à quelque chose ? Je ne sais pas. Que sais-tu ? Je... je sais que je vis. Tu hésites ? Non. Vraiment ? Oui. Pourquoi te ment tu ? Je ne me ment pas. Alors pourquoi dis tu que tu vis ? Parce que je ne suis pas morte. Parce que si je l'étais, je ne seras pas là. Physiquement peut-être, mais psychologiquement ?

 

Rien. Rien ? Je ne pense à rien. Rien d'autre que de fuir. Et moi ? Toi ? Oui, à quoi je sert ? Je ne sais pas. Sais tu qui je suis ? Ma conscience ? Qui suis-je ? Mon double ? Qui suis-je ? Toi. Qui suis -je ? Moi... Tu crois ? À quoi dois-je croire ? Je ne sais pas. Ah, toi non plus... C'est normal... Nous vivons tous dans l'ignorance, non ? Peut-être... Qui sommes nous ?...

 

C'est froid. Froid ? Oui, et humide... Il pleut ? Oui. Et... Je ne sais pas. Il pleut, c'est tout. Ah... Je vois flou, à cause de la pluie... La réalité parait tellement... différente... Tu trouves ? ... Pourtant c'est toujours la même réalité dehors. ... Tu ne dis plus rien ? J'ai fermée les yeux. Pourquoi ? Pour ne pas souffrir. Pense-tu que ça servira à quelque chose ? Non... Sauf peut-être à empêcher un peu de la douleur d'entrer... Ce que tu es naïve... Elle viendra tout de même, quoi que tu fasses. Je le sais. Tout ce que tu fais est vain. Je le sais. Pourquoi le fais tu ? Je ne sais pas.

 

Je ne veux pas savoir... Tu voulais savoir tout à l'heure... Je la ressens maintenant. Que ressens tu ? La souffrance... Si je me souviens de ce que je tente d'oublier, alors j'aurais encore plus mal... Je ne veux pas. Tu fuis. Oui. C'est lâche. Oui. Tu as peur de la réalité ? Oui. Tu as peur de la vérité ? Oui.

 

Pourquoi ? Qui sait ? Pourquoi ? Personne ne peut répondre. Pourquoi ? Lâche moi ! Pourquoi ? Arrête ! Pourquoi ? La ferme !

 

Pourquoi ?...

 

Une jeune femme pleure dans la rue, adossée à un mur.

 

Il pleut...

 

 

Commentaire perso :

C'est carrément dépressif. Et le pire, c'est que j'ai voulue m'enregistrer en train de la lire. La personne qui entent ça se dit qu'à coup sûr je suis sur le point de me suicider (euh... pour ceux qui se pose la question, je vain très bien ^^). Je sais que c'est court, mais je préfère le laisser comme ça (presque rien n'a changer par rapport au premier jet, à part une phrase que j'ai rendue un peu moins flou (ou un peu plus nette, comme vous voulez ^^)). Je l'ai écrit pendant une heure d'étude où j'avais rien à faire. Ce que j'aime bien avec ce texte, c'est qu'on peut presque tous avoir une idée personnelle de la situation (la mienne me déçoit, elle est bien trop nunuche -_-'). Pour ceux qui la lise, vous pouvez mettre un com en disant ce que vous y voyez (ça serait intéressant de comparer les points de vue ^_^ et c'est un moyen comme un autre de demander des coms ^^').

 

Pour ceux que ça intéresse (y en a bien ? Oo), ma version personnelle c'est qu'une fille (LA perso, on peut pas trop se tromper), vient de se faire larguer alors qu'elle se promenait avec son petit copain après qu'ils soit sortit ensemble (autant préciser que ça fait longtemps qu'ils sont ensemble). Elle est partit en courant, pour que son ex ne la voit pas pleurer et court dans la rue. Elle tente de retenir ses larmes en s'enfuyant (quand je vous disais que c'était nunuche, je vais finir sentimentale si ça continu *_*). Elle ne sait plus où elle en est et n'a pas encore tout à fait digérer la nouvelle au début de l'histoire. La pluie est pour moi une métaphore des larmes, ce qui renvoi aussi à l'impression de la perso que tout s'écroule autour d'elle puisse que qu'en il pleut, en règle générale, ce n'est pas que sur une seule personne (sans blague)... Par là, je voulais également signifier la tristesse (voir désespoir) à laquelle elle tente d'échapper en vain et qui l'enveloppe de toute part. Elle est en pleine conversation avec elle même tout au long de la fic (une petite voix intérieure ?). J'imagine qu'elle c'est inventer cette voix au moment où cette couleur apparaît (qui représente la petite voix en question que j'imagine plutôt autoritaire ^^). Comme si elle avait voulue trouver un remède à sa solitude en se dédoublant... Voilà à quoi j'ai pensée à partir du milieu environ (ce que je pensais avant ? À rien -_-'). À la base, je ne voulais pas mettre de couleur, mais j'aurais été la seule à pas me perdre (encore que...).

J'ai déjà publié cette histoire sur un site (si quelqu'un pense l'avoir déjà vu quelque part, on ne sait jamais...), mais bon, je voulais la mettre sur mon blog alors... Et désolée que le commentaire soit plus long que la fic... ^^'

Par Tsukiyo
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Samedi 20 octobre 2007

Regarder devant soi... Ignorer, à l'arrière, les ombres d'un passé trouble... Ignorer aux côtés tous les autres marcheurs... Si l'on se détourne, on devient fou... Si l'on se retourne, on meurt... La vie n'est que rêves et illusions... Flottant dans le monde des trajectoires perdues...

Toujours la même route... Arrivée invisible... On monte, on descend... Tourne à droite, à gauche... Et les jours passent... Agressés sous un soleil cru... Frissonnant sous une pluie froide... S'enfonçant dans la nuit à tâtons... Sans jamais s'arrêter... Sable brûlant du désert... Neige et glace éphémères... Pieds saignant d'une marche trop longue... Toujours sans s'arrêter... Échapper à la douleur... Dans le monde de nos rêves... Enchaîné à un corps trop lourd... Comment s'envoler quand nos ailes sont clouées ?... Ne nous arrêterons nous jamais ?

Parfois des corps tombent à côté dans un bruit mat... Et pour la première fois ils s'arrêtent... Tout s'arrête... Pour tous, il y a toujours une fin... Un moment où les jambes font défaut... Un repos éternel... Et pourtant, l'on rejette le moment où l'on tombera...

Combien de temps tiendrons-nous encore ?


Écrit dans le cadre de l'atelier d'écriture du lycée Las Cases (2006-2007, la première édition).

Par Tsukiyo
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Samedi 20 octobre 2007

Parfois je me demande ce qu’il y a derrière la porte qui ouvre ma mémoire. Ce que je rencontrerais en l’ouvrant, ce à quoi je devrais faire face. Si seulement je pouvais l’entrouvrir, juste un instant, y jeter un œil, pour me faire une idée. Peut-être serait-ce des cartons empilés, remplis de feuilles froissées, cornées, en vrac. Peut-être, dans le même genre, une bibliothèque aux livres usés par le temps, certains l’air plus neufs que d’autres, la plupart des étagères étant vides ou incomplètes. Peut-être encore un labyrinthe, escaliers dessus, escaliers dessous, comme dans je ne sais plus quelle peinture, peut-être m’en rappellerais-je en y rentrant. Peut-être un long couloir, aux mille et une portes, qu’il faudrait ouvrir les unes après les autres, pour découvrir une face de ce que l’on a été. Peut-être un cinéma où passeraient des morceaux de ma vie, à tout hasard. Ou peut-être des mots, des phrases, comme apportés par un vent inexistant, se répercutant en échos dans ma tête, mille voix, mille tons, jusqu’à en devenir incompréhensibles. Je me demande ce qu’il y a derrière la porte... Peut-être rien, un abîme...

 

 

 

Version versifiée
Je me demande parfois, ce qui se trouve derrière...

Derrière cette porte, celle de ma mémoire...

Ce que j’aurais trouvé, si je l’avais ouverte...

Ce que j’y trouverais, dans cette pièce noire...

 

Je voudrais seulement... seulement l’entrouvrir...

Juste y jeter un œil... et m’en faire une idée...

Allez, y pénétrer... y aller sans faiblir...

Mais qu’y trouverais-je ?... J’essaye d’imaginer...

 

Peut-être des cartons, empilés sur eux-mêmes,

Remplis de tas de feuilles, froissées, cornées, en vrac...

Ou une bibliothèque, rangée d’une manière vaine...

Livres usés par le temps, étagères surtout vides...

 

Peut-être un labyrinthe, tête en haut, tête en bas,

Escaliers par dessus, escaliers par dessous,

Comme dans la peinture... De qui est-elle déjà ?

Peut-être m’en souviendrais-je... Si je pousse la porte...

 

Peut-être un long couloir, aux milles et une portes,

Chacune d’entre elles ouvrant sur un bout de moi-même,

Peut-être un cinéma, images qui virevoltent,

Fait de noir et de blanc, fait de couleurs blêmes...

 

Peut-être des mots, des phrases, perdues dans ma tête...

Apportées par le vent, libre, mais inexistant...

De cet écho lointain, qui à jamais me hante,

Je lui demande en vain de pouvoir oublier...

 

Peut-être rien du tout, peut-être juste un abîme...

Atelier d'écriture

Par Tsukiyo
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Samedi 20 octobre 2007

Je voudrais écrire quelque chose qui ait du sens... Quelque chose dont je n’aie pas à rougir... Qui reflète peut-être, un peu de ce que je suis... Ou de ce que je ne suis pas...

Je voudrais écrire quelque chose d’anormal... Quelque chose qui sorte de l’ordinaire... En suis-je seulement capable ?...

Je voudrais écrire quelque chose de vrai... Y a t-il quelque chose de ce genre que je sache ?...

Je voudrais écrire quelque chose...

Atelier d'écriture

Par Tsukiyo
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